Même avant la publication, les découvertes émanant de Jerusalem n'avaient pas tardé à se répandre dans le monde. L'Institut Aish Hatorah de Jerusalem organisait régulièrement des séminaires sur les découvertes, et plusieurs chercheurs faisaient des présentations à l'Académie des Sciences d'Israel et dans les milieux universitaires. Cela finit par attirer l'attention de sceptiques de haut calibre, comme le Professeur Andrew Goldfinger, un physicien confirmé de l'Université Johns Hopkins, et le numéro deux du Groupe d'Informatique et de Technologie Spatiale. Harold Gans était un de ses amis proches, tous deux étaient convaincus d'avance que l'expérimentation de WRR devait obligatoirement présenter une faille quelque part. Un cousin de Gans, lui aussi mathématicien lui suggéra de reproduire lui-même l'expérimentation, mais il n'y vit au départ aucun intérêt, "n'importe quoi" pensa-t-il. Puis sur l'insistance de sa femme il accepta finalement de relever le défi. WRR acceptèrent aimablement de lui transmettre le CD des données. Bien qu'il pensait que ces codes étaient "fantasques", il fut néanmoins assez impressionné par la crédibilité des individus qui les avaient découverts et par la sophistication de leurs méthodes, et plus tard, après avoir fait plus ample connaissance, encore davantage par leur honnêteté, leur intégrité et leur humilité.
C'est ainsi qu'Harold Gans, Mathématicien Cryptanalyste supérieur, "casseur de codes" à la NSA fut impliqué dans les recherches des codes de la Torah: "Je n'y croyais pas, jusqu'à ce que je le voie moi-même."
Harold Gans n'en resta pas là, il procéda indépendamment à une autre expérimentation:
Puisque les noms des Grands Sages d'Israel sont encodés dans la Torah avec leur date de naissance ou de mort, recherchons également les villes où ces personnages ont vécu!
Gans prit les noms des deux listes de Grands Sages expérimentées par WRR (la première de 34 noms et la deuxième de 32), soit 66 noms en tout. Il fit correspondre les noms avec les villes de naissance et/ou de mort des Grands Sages, pour les soumettre au même type d'expérimentation que WRR avec les dates de naissance ou de mort, dans leur ELS minimum.
Ce type d'expérimentation pouvait réaliser deux choses:
D'abord il testait de facto la réalité du phénomène de la première liste de Grands Sages (qui avait été écartée de la publication pour se prémunir de toute manipulation éventuelle des données)
Ensuite, par cette approche de validation des codes de la Torah, il allait expérimenter tout un nouvel ensemble de paires de mots historiquement corrélés.
Il demanda a Zvi Inbal, un conférencier réputé d'Arachim en Israel, de lui fournir la liste des villes pour la nouvelle expérimentation. Inbal lui procura la liste des villes dans leur transcription hébraïque, avec un résumé du protocole de construction de la liste. La base de donnée pour la liste était issue de la même encyclopédie utilisée par WRR, et de l'Encyclopedia Hebraica. Le texte de la Genèse, la méthode de calcul de la proximité, et la méthode de calcul statistique utilisés étaient exactement les mêmes que WRR.
Les résultats furent stupéfiants, encore plus significatifs que l'expérimentation de WRR, la valeur p était de 1/166.000
Gans venait de confirmer à deux reprises, de façon éclatante la validité du phénomène des codes de la Torah.
L'expérimentation de Gans, comme celle de WRR, fit évidemment l'objet d'une sérieuse attaque. McKay et d'autres remirent en question le protocole d'Inbal, prétendant que la liste aurait été manipulée, qu'il y avait des erreurs orthographiques dans la transcription de certaines villes, ce qui invalidait complètement les résultats. Bien entendu, rien ne fut trouvé qui aurait pu suggérer une faille expérimentale. Néanmoins, Gans considéra sérieusement les critiques, il se fit remettre une explication détaillée des règles utilisées dans le protocole d'Inbal pour produire la liste, et vérifia que l'algorithme utilisé s'appliquait de façon purement mécanique pour former une liste historiquement et linguistiquement correcte à partir des deux encyclopédies.
Il soumit ensuite la liste à un expert indépendant, ayant pour mission de vérifier et éventuellement corriger les erreurs éventuelles en vue d'une nouvelle liste. De nombreux experts en transcription hébraïque furent consultés, en Israel, aux Etats-Unis et en Angleterre, uniquement des experts qui n'avaient eu précédemment aucun contact avec les expérimentations des codes de la Torah. Aucun des experts consultés ne remarqua d'erreur dans les règles de transcription d'Inbal. Cela prit deux ans à Gans pour finaliser cette tâche.
Une fois que la liste fut corrigée, ils appliquèrent le protocole d'Inbal et comparèrent la nouvelle liste avec l'ancienne; ils notèrent quelques différences. On trouva aussi deux erreurs typographiques dans les encyclopédies, mais Gans et Bombach décidèrent de ne pas les corriger plutôt que de violer le protocole, afin que l'expérimentation reste 100% a priori.
La nouvelle expérimentation fut lancé et produisit pratiquement la même valeur statistique qu'avec la liste originelle d'Inbal. L'expérimentation fut encore reproduite quelques années plus tard avec davantage de finesse de calcul et donna une valeur p encore améliorée de 1/250.000.
L'article décrivant la nouvelle expérimentation fut présenté à la Conférence de Reconnaissance de Motifs de 2006.
Ainsi, les attaques des critiques contribuèrent à consolider la validité du phénomène des codes de la Torah.
Les codes de la Bible exactement